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Lopin de terre

    introduction

    La séquence « lopin de terre » s’appuie sur un objet délimité : un bout de terrain, une par- celle, quel qu’en soit le statut – pour déployer toutes sortes de questions. D’année en année, elle tournera, au-tour du lieu, de son état et de ses usages : histoire, cultures, techniques, habitats et écosystèmes, questions de limites, de transmission, de paysages, usages des habitants humains et non humains… À chaque invité un angle différent pour observer à petite échelle, des strates de temps, des strates de vies voisines qui s’ignorent plus ou moins, des lois cosmiques et des logiques locales, au lieu où elles se rencontrent et nous touchent de près.


    Pour la première édition, nous avons lancé deux invitations, deux pistes différentes :

    Les droits et les usages: Sarah Vanuxem, enseignante chercheuse en droit à l’université de Sophia-Antipolis, a publié La Propriété de la terre (Wildproject, 2018), Des Choses de la nature et de leurs droits (éditions Quae, 2020), et Du Droit de déambuler (Wildproject, 2025). Elle interviendrait sur le droit de la propriété. Notion établie, pierre angulaire, mais sujette à des ten- sions, du fait d’usages allant jusqu’à l’empêchement de faire ou d’habiter, de l’éloignement de la notion de communs, de la non prise en compte du vivant, de l’accumulation… notion agitée aussi par un désir de revie, de mouvements. Sarah Vanuxem reconsidère la propriété en s’appuyant sur une « lecture inventive » du droit, une façon de se déplacer autour en prenant des libertés, en cherchant des sources.

    L’histoire du jardin : un regard à distance sur les pratiques du travail de la terre, la faune et la flore, le voisinage et les liens concrets qui se nouent autour d’un lopin. L’invité pressenti pourrait être Florent Quellier, professeur d’histoire moderne à l’Université d’Angers, spécialiste de l’histoire des cultures et de l’alimentation, auteur d’une Histoire du jardin potager (Armand Colin, 2012) ; ou bien Hervé Brunon, historien spécialiste des jardins et du paysage, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre André-Chastel à Paris, qui aborde notamment l’histoire des jardins ordinaires (Histoire des jardins, Que sais-je ?, 2024)

    La séquence « lopin de terre » est suivie d’un tour de table où des personnes font part de leurs pratiques locales en relation avec un lopin de terre. Discussion et contributions nourries par des rencontres préalables au festival, notamment un atelier « autobiographie de mon jardin ».